
Du CanSat – un satellite de la taille d’une canette – aux mini-fusées, jusqu’à une fusée expérimentale bi-étage, les étudiants IPSA ont démontré l’étendue de leurs compétences techniques et leur capacité à mener des projets spatiaux ambitieux.
Réunis sous les couleurs d’AéroIPSA (Paris-Ivry), Rocket IPSA (Toulouse) et Ascendance (Lyon), ils ont présenté six projets couvrant différents niveaux de complexité, chacun répondant aux exigences du CSpace en matière de conception, de qualification et de sécurité. Une diversité qui reflète aussi la pluralité des métiers du spatial : électronique embarquée, propulsion, structures, télémesure, récupération ou encore développement logiciel.
Pour Emilie Michelot, étudiante en 2ème année à l’IPSA qui participait pour la première fois au CSpace : « Avant même de penser au lancement, il faut se qualifier, et cela veut souvent dire passer 4 à 6 fois aux contrôles pour être sûr que rien ne pourrait mal se passer. C’est long, mais cela reste une étape nécessaire pour espérer lancer. Et cela nous prouve, une fois qualifiée, que notre fusée à été faites dans les règles de l’art. »
Participer au CSpace ne consiste pas uniquement à construire une fusée. Pendant plusieurs mois, les équipes doivent imaginer leur projet, concevoir les systèmes, fabriquer les pièces, documenter leurs choix techniques, réussir les différentes revues de qualification et convaincre les experts du CNES et de Planète Sciences que leur projet est prêt à voler. Ce processus reproduit, à l’échelle étudiante, les grandes étapes d’un programme spatial professionnel.
Pour les étudiants, l’apprentissage dépasse largement les compétences techniques. « Chaque année nos projets nous nécessite d’apprendre de nouvelles compétences, ou d’en apprendre aux autres membres. Cela peut être de la programmation, de l’électronique ou même coudre un parachute. Ces compétences sont diverses et variées et nous montrent à quel point la fabrication d’une fusée est une affaire de tous » explique Emilie.
Le CSpace est aussi une aventure collective. Entre les longues soirées de préparation, les dernières corrections avant les qualifications, les essais répétés et les nuits parfois très courtes, les étudiants apprennent autant sur eux-mêmes que sur leur projet.
Ils rencontrent également des centaines d’autres passionnés venus de toute la France, ainsi que les ingénieurs du CNES, les bénévoles de Planète Sciences et de nombreux anciens participants devenus professionnels du secteur. Ces échanges constituent une formidable source d’inspiration et permettent de confronter leurs approches à celles d’autres équipes.
« On se retrouve une semaine entourée de professionnels et on se rend compte à quel point nos idées peuvent se décupler. Nous avons parlé avec un membre de l’équipe Diamant de l’année dernière et ils nous donné moultes conseils qui nous ont aider à surmonter des difficultés. C’est une expérience inoubliable, de voir des lycéens avoir des fusées complexes, de parler avec des gens qui participent au CSpace depuis qu’ils ont 13 ans, de découvrir ce monde qu’est l’industrie aérospatiale.«
À l’issue de cette édition 2026, les trois associations spatiales de l’IPSA – AéroIPSA, Rocket IPSA et Ascendance – repartent avec bien plus que des lancements réussis. Elles reviennent enrichies d’une expérience technique, humaine et organisationnelle précieuse qui alimentera déjà les projets de la prochaine saison. Nouveaux étudiants, nouveaux défis, nouvelles fusées : chaque édition du CSpace constitue une étape supplémentaire dans la formation des futurs ingénieurs du spatial.
À l’IPSA, ces projets illustrent parfaitement la pédagogie par l’expérimentation : apprendre en concevant, apprendre en testant… et parfois, apprendre en faisant décoller ses idées. 🚀



![SG[FRANCE]2026 - Human Spaceflight](/image/thb/14/140279.jpg)
























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