
Dans la lignée des travaux de Jean-Louis Le Moigne et d’Edgar Morin, l’ambition de ces Dialoguesn’est pas seulement de contribuer à la compréhension des phénomènes complexes qui font notre monde. Il s’agit aussi de s’inscrire dans l’action afin de résoudre les problèmes complexes, non linéaires, de nature systémique, auxquels nous sommes confrontés. Ceux-ci peuvent se présenter tant à l’échelle de la société, et des politiques publiques notamment, ainsi qu’à celle des organisations publiques ou privées.
La modélisation systémique développée par Jean-Louis Le Moigne a pour objet de rendre intelligible une situation complexe[1], complexe car elle procède d’un fonctionnement systémique fait de processus, d’interactions, de rétroactions, d’amplifications, etc. Modéliser permet ainsi de donner une représentation simplifiée de la réalité, une représentation qui se concentre sur des éléments considérés comme saillants afin de raisonner en vue d’agir. Le cœur du concept de pensée complexe, développé par Edgar Morin, correspond aux six volumes de la Méthode, parus entre 1977 et 2004. La Méthode est un questionnement constant, en particulier épistémologique, car la connaissance requiert nécessairement « la connaissance de la connaissance »[2].
Edgar Morin applique la pensée complexe à de nombreux domaines en lien avec les évolutions de la société contemporaine et c’est ce que proposent de faire Les Dialogues de la Complexité.
Ces Dialogues ont vocation à rassembler les enseignants-chercheurs et doctorants de toutes disciplines (sciences humaines et sociales, sciences de l’ingénieur, sciences infirmières, santé publique, etc.) qui mobilisent la pensée complexe ou la modélisation systémique dans leurs travaux de recherche et/ou leurs enseignements et projets pédagogiques.
[1] Le Moigne J.-L. (1999), La modélisation des systèmes complexes, Paris, France, Dunod, p.10.
[2] Titre du volume 3 de la Méthode (Morin, 1986).
L’appel à communication est largement ouvert aux chercheurs, enseignants-chercheurs et doctorants de tous horizons. Les propositions de communication portant sur des travaux finalisés ou en courssont les bienvenues.
Les textes qui seront discutés lors des ateliers doivent être soumis, au plus tard le 6 avril 2026, dans un fichier Word, Times 12, interligne 1.5 qui comprend :
o Le titre de la communication (maximum de 180 caractères),
o Le nom de chaque auteur, statut et institution de rattachement,
o L’adresse courriel de chaque auteur,
o Un résumé de 2 500 mots :
Inscriptions simples et inscriptions avec propositions de communication
À la suite du colloque, un appel à contribution sera lancé pour la publication du premier numéro de la revue Reliance & Dialogique – Revue francophone sur la complexité.

















































