Fondée en 2023 à l’IPSA, l’association IPSOLAIRE rassemble aujourd’hui plus de 50 étudiants ingénieurs répartis entre les campus de Paris et Toulouse. Leur objectif : expérimenter concrètement les technologies qui pourraient contribuer à l’aviation décarbonée de demain.
Pour y parvenir, l’équipe a entrepris la transformation d’un planeur ancien en aéronef électrique avant d’y intégrer progressivement une production d’énergie solaire embarquée. Ce démonstrateur technologique explore plusieurs enjeux majeurs pour l’aviation légère : la propulsion électrique, l’intégration de l’énergie solaire appliquée à la mobilité et les usages futurs d’une aviation plus respectueuse de son environnement.
Les 13 et 14 juin, les étudiants ont conduit une campagne d’essais complète élaborée selon un protocole rigoureux qu’ils ont eux-mêmes conçu.
Le samedi était consacré aux essais au sol. Après une inspection exhaustive de la structure, des batteries, du moteur électrique et des systèmes embarqués, l’équipe a procédé à plusieurs montées en puissance progressives de la propulsion. Ces essais ont permis de valider le comportement de l’ensemble propulsif jusqu’à des régimes supérieurs aux conditions nominales d’utilisation.
Le dimanche, place aux essais en vol. Après une nouvelle série de vérifications et plusieurs roulages de validation, le prototype a réalisé deux séquences complètes de décollage et d’atterrissage sur piste. À deux reprises, le W77-CCF a quitté le sol avant de revenir se poser sans incident ni dommage sur la cellule ou les systèmes embarqués.
Ces premiers vols valident avec succès les premières phases d’essais en conditions réelles et ouvrent la voie à une nouvelle phase du programme. Prochaines étapes : tour de piste, essais complets en vol puis de nouvelles modifications pour ajouter directement des panneaux photovoltaïques sur l’aéronef.
Pour Hugo Peyrot, président de l’association et pilote lors de cette campagne d’essais, ce premier envol marque un moment particulièrement fort : « Être aux commandes de cet aéronef était assez incroyable. Un décollage en souplesse et un appareil très agréable à piloter. Voir cet aéronef quitter le sol pour la première fois représente énormément pour toute l’équipe. Derrière ce vol, il y a des centaines d’heures de travail, des doutes, des défis techniques, mais surtout une conviction : l’innovation aéronautique de demain se construira aussi avec les jeunes générations et ça dès aujourd’hui. »« Être aux commandes de cet aéronef était assez incroyable. Un décollage en souplesse et un appareil très agréable à piloter. Voir cet aéronef quitter le sol pour la première fois représente énormément pour toute l’équipe. Derrière ce vol, il y a des centaines d’heures de travail, des doutes, des défis techniques, mais surtout une conviction : l’innovation aéronautique de demain se construira aussi avec les jeunes générations et ça dès aujourd’hui. »
Au-delà de la réussite technique, ces premiers vols démontrent la capacité d’une équipe étudiante à mener un projet aéronautique complexe depuis les premières études jusqu’aux essais en vol.
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